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Septembre 2016 : classement des politiques sur Facebook et Twitter - Communication discrète
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Septembre 2016 : classement des politiques sur Facebook et Twitter

Classement des politiques 2.0

Septembre 2016 : classement des politiques sur Facebook et Twitter

Chiffres et analyse concernant les dix personnalités politiques françaises les plus suivies sur Facebook et Twitter* en septembre et leur évolution.

Classement FacebookPersonnalités FACEBOOKMentions "J'aime"FollowersPersonnalités TWITTERClassement Twitter
1Marine Le Pen1 110 250 (+1,1%)1 736 850 (+2%)@fhollande1
2Nicolas Sarkozy972 700 (+0,14%)1 404 900 (+2%)@NicolasSarkozy2
3François Hollande952 450 (+1,4%)1 139 800 (+1,9%)@MLP_officiel3
4Marion Maréchal-Le Pen596 600 (+2,3%)854 400 (+1,7%)@JLMelenchon 4
5Jean-Luc Mélenchon483 550 (+6,6%)577 800 (+2,9%)@najatvb5
6Rama Yade369 350 (-0%)510 600 (+2%)@manuelvalls6
7Najat Vallaud-Belkacem350 200 (+2,5%)453 700 (+0,84%)@RoyalSegolene7
8Christiane Taubira247 900 (+0,85%)389 900 (+2,6%)@alainjuppe8
9Ségolène Royale208 100 (+0,99%)363 550 (+1,4)@Lagarde9
10Christine Lagarde161 250 (+0,81%)339 150 (+0,44%)@montebourg10

*Les chiffres ont été relevés le 1er octobre 2016, en arrondissant à la cinquantaine supérieure. En temps normal, c’est le site www.elus20.fr qui permet d’obtenir ce type d’informations de l’ordre de la data. Pour une raison inconnue (et qui est quelque peu inconsidérée au vu de l’intérêt de ces chiffres en pleine primaire), le site n’est plus à jour et ne propose donc plus de chiffres valables. Vous souhaitez comparer avec les chiffres de septembre : cliquez pour consulter le classement. 

Observations du mois

  • Najat Vallaud-Belkacem réussit sa rentrée sur Twitter

Najat Vallaud-Belkacem rencontre la hausse la plus importante de personnes (2,9%) qui la suivent sur le réseau social aux 140 caractères. Pourquoi ? L’actualité de la rentrée fait d’elle une personne à suivre… À moins de trouver d’autres raisons dans les semaines et mois à venir. À suivre…

  • Belle hausse pour Jean-Luc Mélenchon sur Facebook

Avec 6,6% de hausse en « j’aime » sur Facebook, l’on peut dire que la rentrée réussit bien à Jean-Luc Mélenchon. Les raisons ? Une omniprésence sur les réseaux sociaux (stratégie proche de celle du Front national dans son mode d’action, encouragement au partage…), l’effet « Fête de l’Huma », ou contexte social (dé)favorable (Alstom) ? Difficile de déterminer de manière tout à fait subjective les raisons de cette augmentation sur un réseau social qui permet la sponsorisation et fausse donc la donne selon le budget qu’on lui attribue ou non. Mais il sera intéressant d’observer la courbe s’inverser ou non.

  • Pas d’augmentation nette pour Nicolas Sarkozy sur Facebook

Il est remarquable de constater que malgré le lancement de la primaire ainsi que la publication de son ouvrage, à quoi s’ajoute une campagne appuyée et une quête du buzz (même négatif) de la part de Nicolas Sarkozy, son nombre de « j’aime » sur Facebook (c’est-à-dire de potentiels électeurs mais plus clairement de personnes intéressées par son actualité et ses idées) n’augmente que très peu en ce mois de rentrée (0,14%). Certes, pour avoir une vision plus nette de la situation, il faudrait comparer avec l’évolution de comptes des autres candidats à la Primaire Les Républicains, et il faut avouer que Nicolas Sarkozy a une belle avance en matière d’audience sur les réseaux sociaux dans la mesure où face à un candidat tel qu’Alain Juppé (qui connaît pourtant une augmentation plus nette sur Twitter), il a conservé un public bien plus large sur les réseaux sociaux (aidé par une activité assez importante mais aussi sa qualité d’ancien chef d’État). Effet Bygmalion et Envoyé Spécial ? À vérifier dans les mois à venir.

Ce que ne disent pas ces chiffres :

  • le gagnant des élections présidentielles (et cela vaut aussi pour les primaires)

Quelle que soit l’échéance, le nombre de likes ou de follows n’a pas d’incidence direct sur les urnes. On a d’ailleurs coutume de dire que les politiques sur internet ne prêchent qu’à un réseau de personnes déjà convertis. Cette vérité n’est pas certaine. Si sur Facebook, liker un candidat suppose souvent d’approuver partie (ou totalité) de ses idées, sur Twitter, suivre un politique ne relève pas forcément de l’adhésion, mais plutôt de la curiosité (voire d’un peu de voyeurisme). Certains politiques (Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon notamment) sont en effet hyperactifs sur les réseaux sociaux, et leur réactivité à l’actualité nationale et internationale engendre souvent des phrases chocs et de petits buzzs médiatiques qui captent l’intérêt des internautes.

En revanche, il est indéniable que le candidat le plus suivi dispose forcément d’un réseau de diffusion de ses idées plus étendu 2.0 que le candidat peu suivi. Cela ne vaut pas l’action de terrain et la place qu’ont toujours les médias « traditionnels » (presse, journaux, TV) mais joue d’une certaine complémentarité. Par ailleurs, les réseaux sociaux ont le remarquable intérêt pour chaque politique qui en use de lui permettre de biaiser l’information à son avantage, et de choisir ce qu’il souhaite mettre en avant de lui et des sujets qui l’intéressent (et son censés intéresser ses potentiels électeurs) : l’homme – ou la femme – politique devient son propre média.

  • le meilleur communiquant politique

Il serait bien simpliste de conclure que la communication de François Hollande sur Twitter est la meilleure de toutes sur ce réseau social, au vu de sa faible présence (moins d’un tweet par jour) et du peu de soin apporté à la présentation de ses tweets (liens vers Facebook ou absence de visuel). En revanche, la première position de François Hollande sur ce réseau social montre l’intérêt français et international pour le Chef d’État, amené notamment à réagir lors de crises telles que celles des attentats, et qu’il faut donc suivre pour être informé.

Par ailleurs, les chiffres de Facebook sont à relativiser, dans la mesure où nous ne savons pas dans quelle mesure et à raison de quel budget marketing chaque politique s’est investi sur ce réseau social. Les posts sponsorisés peuvent en effet créer un appel plus poussif à liker une page et permettre d’augmenter son nombre de j’aime. Marine Le Pen a par exemple encouragé lors d’une campagne Facebook ses militants et sympathisants à s’abonner en masse à sa page personnelle (et continue régulièrement de rappeler l’ensemble des réseaux sociaux sur lesquels elle est présente) pour atteindre le millier de personnes, disposant ainsi du réseau le plus conséquent de diffusion de sa communication.

  • le politique français le plus populaire

Les contre-exemples sont faciles à exposer. Au vu des sondages, certains politiques de tête du classement n’ont pas réellement le vent en poupe. Et pourtant, ils sont « aimés » (le côté « gentil » d’internet ?)

Ce que disent ces chiffres :

  • les personnalités politiques d’envergure nationale

François Hollande, Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Najat Vallaud-Belkacem, Ségolène Royale et Christine Lagarde sont très suivis autant sur Twitter que sur Facebook. On en déduira donc que tous sont d’une manière ou d’une autre, en tant que décisionnaire, opposant politique, figure étatique ou internationale, des personnalités dont la voix porte et dont les réactions et les avis comptent pour les Français.

  • l’évolution et l’efficacité de leurs campagnes sur les réseaux sociaux (et de la manière dont ils sont considérés par l’opinion publique)

Ces chiffres en eux-mêmes n’ont qu’un intérêt relatif. Par ailleurs, ils sont critiquables dans la mesure où nous limitons l’étude des réseaux sociaux aux deux principaux, sans prendre par exemple en compte ni instagram (pourtant primordial pour l’image politique) ni snapchat, qui s’installe en force dans l’horizon virtuel des futurs candidats. Mais l’évolution de ce classement, la hausse ou la baisse de ces chiffres est un marqueur intéressant de l’efficacité de certaines campagnes de communication, et de l’évolution de la perception par l’ensemble des Français connectés.

À suivre…

Anne-Catherine Baechtel

anne-catherine.baechtel@orange.fr