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Octobre 2016 : classement des politiques sur Facebook et Twitter - Communication discrète
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Octobre 2016 : classement des politiques sur Facebook et Twitter

Classement des politiques 2.0

Octobre 2016 : classement des politiques sur Facebook et Twitter

Chiffres et analyses concernant les dix personnalités politiques françaises les plus suivies sur Facebook et Twitter* en septembre et leur évolution.

Classement FacebookPersonnalités FACEBOOKMentions "J'aime"FollowersPersonnalités TWITTERClassement Twitter
1Marine Le Pen1 120 256 (+0,9%) (+1,1% en septembre)1 769 188 (+1,9%) (+2% en septembre)@fhollande1
2Nicolas Sarkozy974 100 (+0,17%) (+0,14% en septembre)1 433 980 (+2,1%) (+2% en septembre)@NicolasSarkozy2
3François Hollande964 450 (+1,3%) (+1,4% en septembre)1 160 694 (+1,8%)(+1,9% en septembre)@MLP_officiel3
4Marion Maréchal-Le Pen626 085 (+4,9%) (+2,3% en septembre)883 235 (+3,4%) (+1,7% en septembre)@JLMelenchon 4
5Jean-Luc Mélenchon498 050 (+3,0%)(+6,6% en septembre)598 688 (+3,6%) (+2,9% en septembre)@najatvb5
6Rama Yade369 446 (0%) (-0% en septembre)517 845 (+1,4%) (+2% en septembre)@manuelvalls6
7Najat Vallaud-Belkacem358 653 (+2,4%) (+2,5% en septembre)457 919 (+0,92%) (+0,84% en septembre)@RoyalSegolene7
8Christiane Taubira249 946 (+0,5%) (+0,85% en septembre)418 211 (+7,3%) (+2,6% en septembre)@alainjuppe8
9Ségolène Royale210 609 (+1,2%) (+0,99% en septembre)373 385 (+2,7%) (+1,4% en septembre)@Lagarde9
10Christine Lagarde162 500 (+0,75%) (+0,81% en septembre)342 187 (+0,90%) (+0,44% en septembre)@montebourg10

*Les chiffres ont été relevés le 1er novembre 2016. En temps normal, c’est le site www.elus20.fr qui permet d’obtenir ce type d’informations de l’ordre de la data. Pour une raison inconnue (et qui est quelque peu inconsidérée au vu de l’intérêt de ces chiffres en pleine primaire), le site n’est plus à jour et ne propose donc plus de chiffres valables. Vous souhaitez comparer avec les chiffres de septembre : cliquez pour consulter le classement. 

Observations du mois

  • « Papy fait de la résistance »

Si Alain Juppé n’est pas encore l’une des personnalités les plus suivies sur Facebook (il est aux portes de ce classement, avec près de 10 000 likes de moins de Christine Lagarde), il fait un bon remarqué sur Twitter avec une hausse de 7,3% de followers. Preuve s’il en est qu’il n’est jamais trop tard pour AJr sur les réseaux sociaux. Certes, cette augmentation peut aussi s’expliquer par sa position : il est 8e du top Twitter alors que son concurrent direct (quelque peu stagnant en matière d’évolution), Nicolas Sarkozy, a déjà une place dans le trio de tête. À suivre…

  • Najat Vallaud-Belkacem trace sa route

Nous constations le mois dernier que Najat Vallaud-Belkacem rencontre la hausse la plus importante de personnes (2,9%) qui la suivent sur le réseau social aux 140 caractères. Nous pensions alors qu’il s’agissait d’un phénomène dû à la rentrée des classes. (Grave) erreur puisqu’il semblerait que cette personnalité politique intéresse toujours autant : +3,6% de hausse sur Twitter ce mois-ci et 2,4% sur Facebook, ce qui est plutôt honorable.

  • Rien de neuf sous le soleil

Les grandes lignes de ce classement n’évoluent que fort peu, peut-on d’ores et déjà constater à la lecture des chiffres des derniers mois : chaque politique suit sa ligne éditoriale et sa stratégie politique propre, et l’actualité n’influe pas autant qu’on pourrait le croire sur le suivi de ces comptes. Du moins, l’actualité péjorative, le badbuzz, celle par exemple qu’a dû affronter François Hollande, si elle n’a sans doute pas inversé la courbe de sa popularité, n’a pas eu d’effet spécifiquement négatif sur son suivi. Il est toujours une personne à suivre parmi ces grands mastodontes du monopoly politique actuel. « Suicide politique » diront certains, mais sur les réseaux, le Président n’est pas mort.

Ce que ne disent pas ces chiffres :

  • le gagnant des élections présidentielles (et cela vaut aussi pour les primaires)

Quelle que soit l’échéance, le nombre de likes ou de follows n’a pas d’incidence direct sur les urnes. On a d’ailleurs coutume de dire que les politiques sur internet ne prêchent qu’à un réseau de personnes déjà convertis. Cette vérité n’est pas certaine. Si sur Facebook, liker un candidat suppose souvent d’approuver partie (ou totalité) de ses idées, sur Twitter, suivre un politique ne relève pas forcément de l’adhésion, mais plutôt de la curiosité (voire d’un peu de voyeurisme). Certains politiques (Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon notamment) sont en effet hyperactifs sur les réseaux sociaux, et leur réactivité à l’actualité nationale et internationale engendre souvent des phrases chocs et de petits buzzs médiatiques qui captent l’intérêt des internautes.

En revanche, il est indéniable que le candidat le plus suivi dispose forcément d’un réseau de diffusion de ses idées plus étendu 2.0 que le candidat peu suivi. Cela ne vaut pas l’action de terrain et la place qu’ont toujours les médias « traditionnels » (presse, journaux, TV) mais joue d’une certaine complémentarité. Par ailleurs, les réseaux sociaux ont le remarquable intérêt pour chaque politique qui en use de lui permettre de biaiser l’information à son avantage, et de choisir ce qu’il souhaite mettre en avant de lui et des sujets qui l’intéressent (et son censés intéresser ses potentiels électeurs) : l’homme – ou la femme – politique devient son propre média.

  • le meilleur communiquant politique

Il serait bien simpliste de conclure que la communication de François Hollande sur Twitter est la meilleure de toutes sur ce réseau social, au vu de sa faible présence (moins d’un tweet par jour) et du peu de soin apporté à la présentation de ses tweets (liens vers Facebook ou absence de visuel). En revanche, la première position de François Hollande sur ce réseau social montre l’intérêt français et international pour le Chef d’État, amené notamment à réagir lors de crises telles que celles des attentats, et qu’il faut donc suivre pour être informé.

Par ailleurs, les chiffres de Facebook sont à relativiser, dans la mesure où nous ne savons pas dans quelle mesure et à raison de quel budget marketing chaque politique s’est investi sur ce réseau social. Les posts sponsorisés peuvent en effet créer un appel plus poussif à liker une page et permettre d’augmenter son nombre de j’aime. Marine Le Pen a par exemple encouragé lors d’une campagne Facebook ses militants et sympathisants à s’abonner en masse à sa page personnelle (et continue régulièrement de rappeler l’ensemble des réseaux sociaux sur lesquels elle est présente) pour atteindre le millier de personnes, disposant ainsi du réseau le plus conséquent de diffusion de sa communication.

  • le politique français le plus populaire

Les contre-exemples sont faciles à exposer. Au vu des sondages, certains politiques de tête du classement n’ont pas réellement le vent en poupe. Et pourtant, ils sont « aimés » (le côté « gentil » d’internet ?)

Ce que disent ces chiffres :

  • les personnalités politiques d’envergure nationale

François Hollande, Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Najat Vallaud-Belkacem, Ségolène Royale et Christine Lagarde sont très suivis autant sur Twitter que sur Facebook. On en déduira donc que tous sont d’une manière ou d’une autre, en tant que décisionnaire, opposant politique, figure étatique ou internationale, des personnalités dont la voix porte et dont les réactions et les avis comptent pour les Français.

  • l’évolution et l’efficacité de leurs campagnes sur les réseaux sociaux (et de la manière dont ils sont considérés par l’opinion publique)

Ces chiffres en eux-mêmes n’ont qu’un intérêt relatif. Par ailleurs, ils sont critiquables dans la mesure où nous limitons l’étude des réseaux sociaux aux deux principaux, sans prendre par exemple en compte ni instagram (pourtant primordial pour l’image politique) ni snapchat, qui s’installe en force dans l’horizon virtuel des futurs candidats. Mais l’évolution de ce classement, la hausse ou la baisse de ces chiffres est un marqueur intéressant de l’efficacité de certaines campagnes de communication, et de l’évolution de la perception par l’ensemble des Français connectés.

À suivre…

Anne-Catherine Baechtel

anne-catherine.baechtel@orange.fr