En haut
Août 2016 : Classement des politiques sur Facebook et Twitter - Communication discrète
fade
3567
post-template-default,single,single-post,postid-3567,single-format-standard,eltd-core-1.0,flow | shared by themes24x7.com-ver-1.0,,eltd-smooth-page-transitions,ajax,eltd-grid-1300,eltd-blog-installed,page-template-blog-standard,eltd-header-vertical,eltd-sticky-header-on-scroll-up,eltd-default-mobile-header,eltd-sticky-up-mobile-header,eltd-dropdown-default,eltd-light-header,wpb-js-composer js-comp-ver-4.9.2,vc_responsive
Classement des politiques 2.0

Août 2016 : Classement des politiques sur Facebook et Twitter

Chiffres et analyse concernant les dix personnalités politiques françaises les plus suivies sur Facebook et Twitter*.

Classement FacebookPersonnalités FACEBOOKMentions "J'aime"FollowersPersonnalités TWITTERClassement Twitter
1Marine Le Pen1 098 2001 702 800@fhollande1
2Nicolas Sarkozy971 3001 377 700@NicolasSarkozy2
3François Hollande939 0001 118 150@MLP_officiel3
4Marion Maréchal-Le Pen596 600854 400@JLMelenchon 4
5Jean-Luc Mélenchon453 800561 700@najatvb5
6Rama Yade369 650500 450@manuelvalls6
7Najat Vallaud-Belkacem341 700449 900 @RoyalSegolene7
8Christiane Taubira245 800389 900@alainjuppe8
9Ségolène Royale206 050363 550@Lagarde9
10Christine Lagarde159 950339 150@montebourg10

*Les chiffres ont été relevés le 30 août 2016, en arrondissant à la cinquantaine supérieure. En temps normal, c’est le site www.elus20.fr qui permet d’obtenir ce type d’informations de l’ordre de la data. Pour une raison inconnue (et qui est quelque peu inconsidérée au vu de l’intérêt de ces chiffres en pleine primaire), le site est actuellement en « fatal error »

Ce que ne disent pas ces chiffres :

  • le gagnant des élections présidentielles (et cela vaut aussi pour les primaires)

Quelle que soit l’échéance, le nombre de likes ou de follows n’a pas d’incidence direct sur les urnes. On a d’ailleurs coutume de dire que les politiques sur internet ne prêchent qu’à un réseau de personnes déjà convertis. Cette vérité n’est pas certaine. Si sur Facebook, liker un candidat suppose souvent d’approuver partie (ou totalité) de ses idées, sur Twitter, suivre un politique ne relève pas forcément de l’adhésion, mais plutôt de la curiosité (voire d’un peu de voyeurisme). Certains politiques (Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon notamment) sont en effet hyperactifs sur les réseaux sociaux, et leur réactivité à l’actualité nationale et internationale engendre souvent des phrases chocs et de petits buzzs médiatiques qui captent l’intérêt des internautes.

En revanche, il est indéniable que le candidat le plus suivi dispose forcément d’un réseau de diffusion de ses idées plus étendu 2.0 que le candidat peu suivi. Cela ne vaut pas l’action de terrain et la place qu’ont toujours les médias « traditionnels » (presse, journaux, TV) mais joue d’une certaine complémentarité. Par ailleurs, les réseaux sociaux ont le remarquable intérêt pour chaque politique qui en use de lui permettre de biaiser l’information à son avantage, et de choisir ce qu’il souhaite mettre en avant de lui et des sujets qui l’intéressent (et son censés intéresser ses potentiels électeurs) : l’homme – ou la femme – politique devient son propre média.

  • le meilleur communiquant politique

Il serait bien simpliste de conclure que la communication de François Hollande sur Twitter est la meilleure de toutes sur ce réseau social, au vu de sa faible présence (moins d’un tweet par jour) et du peu de soin apporté à la présentation de ses tweets (liens vers Facebook ou absence de visuel). En revanche, la première position de François Hollande sur ce réseau social montre l’intérêt français et international pour le Chef d’État, amené notamment à réagir lors de crises telles que celles des attentats, et qu’il faut donc suivre pour être informé.

Par ailleurs, les chiffres de Facebook sont à relativiser, dans la mesure où nous ne savons pas dans quelle mesure et à raison de quel budget marketing chaque politique s’est investi sur ce réseau social. Les posts sponsorisés peuvent en effet créer un appel plus poussif à liker une page et permettre d’augmenter son nombre de j’aime. Marine Le Pen a par exemple encouragé lors d’une campagne Facebook ses militants et sympathisants à s’abonner en masse à sa page personnelle (et continue régulièrement de rappeler l’ensemble des réseaux sociaux sur lesquels elle est présente) pour atteindre le millier de personnes, disposant ainsi du réseau le plus conséquent de diffusion de sa communication.

  • le politique français le plus populaire

Les contre-exemples sont faciles à exposer. Au vu des sondages, certains politiques de tête du classement n’ont pas réellement le vent en poupe. Et pourtant, ils sont « aimés » (le côté « gentil » d’internet ?)

Ce que disent ces chiffres :

  • les personnalités politiques d’envergure nationale

François Hollande, Nicolas Sarkozy, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Najat Vallaud-Belkacem, Ségolène Royale et Christine Lagarde sont très suivis autant sur Twitter que sur Facebook. On en déduira donc que tous sont d’une manière ou d’une autre, en tant que décisionnaire, opposant politique, figure étatique ou internationale, des personnalités dont la voix porte et dont les réactions et les avis comptent pour les Français.

  • l’évolution et l’efficacité de leurs campagnes sur les réseaux sociaux (et de la manière dont ils sont considérés par l’opinion publique)

Ces chiffres en eux-mêmes n’ont qu’un intérêt relatif. Par ailleurs, ils sont critiquables dans la mesure où nous limitons l’étude des réseaux sociaux aux deux principaux, sans prendre par exemple en compte ni instagram (pourtant primordial pour l’image politique) ni snapchat, qui s’installe en force dans l’horizon virtuel des futurs candidats. Mais l’évolution de ce classement, la hausse ou la baisse de ces chiffres est un marqueur intéressant de l’efficacité de certaines campagnes de communication, et de l’évolution de la perception par l’ensemble des Français connectés.

À suivre au fil des mois à venir…

Anne-Catherine Baechtel

anne-catherine.baechtel@orange.fr